Inceste : Comment se faire aider ou venir en aide à son entourage ?

Si j’ai été victime ou suis victime, que puis-je faire ?
En parler 

  • Mais pas à n’importe qui : il faut se respecter et en parler à une personne qui respectera votre blessure et le caractère sensible de ce passé douloureux et qui ne vous jugera pas. 
  • A des personnes spécialisées comme des associations d’aide aux victimes :  SOS Inceste & violences sexuellesInnocence en dangerEnfance et partageLe monde à travers un regardMémoire traumatique et victimologieLa voix de l’enfantParis Aide aux victimes.
  • A des associations d’entraide aux victimes avec des personnes qui ont vécu des choses similaires, comme Face à l’inceste (ex AIVI) et Revis Hérault.
  • A un professionnel de la santé, un psy idéalement qui sera capable d’écouter, de ne pas remettre en doute votre témoignage
  • S’en parler à soi-même, tenir un journal, si tout cela paraît trop difficile. Prendre des notes quand il y a des flashs, des cauchemars, des intrusions. Cela permet déjà d’intégrer le fait que c’est fini, et prépare le jour où vous vous sentirez prêt à raconter votre vécu traumatique à quelqu’un.


En cas de situation d’urgence

Se renseigner au niveau juridique

  • Savoir ce qui est possible (en cas de volonté de porter plainte ou non) notamment afin de vous protéger et de protéger d’éventuelles autres victimes au 116006, numéro d’aide aux victimes.


Recevoir une aide psychologique 
Même s’il est tentant d’essayer de mettre le couvercle sur le traumatisme passé, de ne pas se souvenir, de ne pas sentir, de faire comme si ça ne m’était pas arrivé à moi, cette stratégie est très coûteuse pour le système nerveux. Ce coût est souvent sous-estimé, et il n’est pas évident de voir le lien entre les deux : maux de dos, de tête par exemple et traumatisme du passé.
Passer par le corps va aider le système nerveux à s’apaiser. Les thérapies verbales peuvent fonctionner mais risquent de réactiver la mémoire traumatique. Il est possible par exemple de faire : 

     Si un enfant autour de moi est victime, que faire ?

Etre à son écoute en lui donnant un espace de parole sans pour autant le brusquer ni poser trop de questions qui pourraient altérer son témoignage et le rendre moins crédible auprès de la justice. 
Le rassurer en lui faisant bien comprendre qu’il n’est PAS responsable et que désormais vous allez tout faire pour l’aider et le protéger.
Appeler, en tant que témoin 

  • 119 Allô enfance en danger (Ligne téléphonique ouverte 24h/24, 7 jours/7, appel anonyme et gratuit)
  • 116 006 France Victimes : Ligne téléphonique ouverte de 9h à 19h, 7j/7, appel gratuit ou le +33 (0)1 80 52 33 76, à tarification normale

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