La parentalité bienveillante : Avoir les bons mots et les dire avec le coeur

Quand nous voulons changer en profondeur notre façon de parler à notre enfant, nous trouvons beaucoup d’informations sur les mots à employer. Que dire quand mon enfant a de la colère ou quand il ne veut pas faire ce que je lui demande ? Quels mots dois-je utiliser pour me faire comprendre au mieux ?
 
Parfois, nous pouvons apprendre les bonnes tournures de phrases, qui constituent le lexique de la parentalité bienveillante. Mais quand nous lui parlons, sommes-nous toujours en accord avec notre cœur ?
 
Absolument pas, car notre quotidien peut être totalement épuisant. Nous pouvons alors nous sentir stressés, agacés, en colère ou dépassés.
Or, quand nous nous adressons à notre enfant, il comprend en très grande majorité (plus de 90 %) notre langage non-verbal. Bien avant nos mots, il percevra nos expressions du visage, notre ton de voix et à quoi nous sommes véritablement reliés. 
 
L’attitude est donc aussi importante que les mots que nous employons. Posons-nous la question : quand je lui dis quelque chose, suis-je en lien avec l’amour inconditionnel que je ressens pour mon enfant ? Ou suis-je en lien avec mon envie de me retirer dans ma bulle et de baisser les bras ?
 
Si nous disons à l’enfant les phrases validées « éducation positive » alors que nous sommes en colère et dans la rupture de liens, cela sera perçu par l’enfant comme mensonger et manipulateur. Quand on parle à l’enfant, essayons d’être relié à l’amour et à la compassion que l’on a pour lui. Il faut que nos paroles soient imprégnées d’un véritable sentiment d’empathie, directement reliées au cœur de l’enfant.
 
Notre façon de parler doit être en cohérence avec notre état émotionnel intérieur. Là est le grand challenge !
 
Cela est un chemin difficile à emprunter car la norme sociétale prône plus l’obéissance que l’accompagnement empathique. Et souvent, dans notre enfance, nous n’avons pas été éduqués à reconnaître nos émotions et à nous connecter à elles dans notre communication. La déconstruction est longue et houleuse, mais essayer de changer porte ses fruits.
 
Ainsi, avant de dire quelque chose à l’enfant, prenons la température de notre état intérieur. Comment ça se passe à l’intérieur de moi, maintenant ? Qu’est-ce que je ressens ? Est-ce dû à la journée que j’ai passé ? Quel impact cela-va-t-il avoir sur l’ambiance générale ou sur mon enfant ?
 
Vous allez me dire, « ohlala ce n’est pas très spontané ! ». Au début, cela pourrait sembler fastidieux. Or, plus nous nous poserons la question, plus cela va devenir un automatisme et sera intégré dans votre quotidien. Vous ne vous en rendrez même plus compte ! 
 
Prendre conscience de notre état intérieur permet de dialoguer avec authenticité avec notre enfant. Si vous êtes fatigué(e) et que vous avez besoin d’un temps pour vous recentrer, dites-le lui. Si vous êtes stressé(e) et que cela ne lui appartient pas, dites-le lui! Si vous êtes fâché(e) pour quelque chose qu’il a fait alors même que vous l’aimez du plus profond de votre cœur, surtout dites-le lui. Enfin, si vous passez un merveilleux moment à ses côtés, alors …(je vous laisse compléter).
 

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