Une journée particulière, Anne-Dauphine Julliand

Anne-Dauphine Julliand est une essayiste française. Elle est l’auteure de 6 livres, dont Deux petits pas sur le sable mouillé : un best-seller sorti en 2010, qui a reçu plusieurs prix par la suite. Elle a également réalisé le film documentaire Et les mistrals gagnants, sorti en 2017. 

Une journée particulière

Une journée particulière est un livre écrit par Anne-Dauphine Julliand en 2013 et publié aux éditions « J’ai lu ».

C’est la journée du 29 février, un jour bien particulier où Thaïs, la petite fille d’Anne-Dauphine Julliand aurait dû avoir 8 ans. Anne-Dauphine nous raconte sa journée, ce jour qui n’arrive qu’une fois tous les 4 ans et qui lui rappelle sa fille décédée à l’âge de trois ans trois quarts d’une leucodystrophie, une maladie génétique orpheline. Elle parle de la vie qui suit son cours, sans sa petite fille : de sa vie de famille, sa vie de couple, sa vie de femme, sa vie de maman d’une autre petite fille atteinte de la même maladie. 

Anne-Dauphine Julliand cite dans son livre un poème, très important pour elle, de William Ernest Henley. Il s’appelle Invictus : 

Dans les ténèbres qui m’enserrent,
Noires comme un puits où l’on se noie,
Je rends grâce aux dieux quels qu’ils soient,
Pour mon âme invincible et fière.

Dans de cruelles circonstances,
Je n’ai ni gémi ni pleuré,
Meurtri par cette existence,
Je suis debout bien que blessé.

En ce lieu de colère et de pleurs,
Se profile l’ombre de la mort,
Je ne sais ce que me réserve le sort,
Mais je suis et je resterai sans peur.

Aussi étroit soit le chemin,
Nombreux les châtiments infâmes,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.

Elle explique qu’elle a compris que les épreuves s’imposent à nous dans la vie, mais comme un capitaine qui n’abandonne pas son avenir, nous n’abandonnons pas la vie. Nous restons accrochés et déterminés. Et à force de se battre, nous reprenons le dessus. 

Ce livre est une véritable claque. Il remet en question toutes les idées que l’on se fait du deuil, de la perte d’un enfant, de la maladie et du bonheur. Quand on parle de deuil, on se demande souvent comment est-il possible de tourner la page après avoir enterré son propre enfant, que ce n’est pas la suite logique de la vie. Mais comme Anne-Dauphine Julliand l’explique, la vie change après un tel événement, il rend plus fort, plus solide, il intensifie les relations avec le reste de la famille, il change le regard sur la vie et il développe une nouvelle sorte de bonheur. Elle témoigne qu’elle était heureuse avant le décès de sa fille, et qu’elle l’est encore aujourd’hui. Mais d’une manière bien différente. Auparavant, c’était un ensemble de facteurs qui la rendait heureuse, mais c’était très fragile, car à la moindre vague, son bonheur tombait en morceau. Elle a réussi désormais après un long travail à trouver un bonheur simple, profond et durable.

C’est un témoignage touchant et plein d’espoir sur la vie après la mort. 

J'ai cru que le bonheur avait déserté définitivement ma vie, une nuit de décembre, juste avant Noël, quand j'ai recueilli le dernier souffle de Thaïs. Je pensais ne plus jamais éprouver la joie. Qui pourrait encore croire au bonheur après la mort de son enfant ? Et pourtant...

Anne-Dauphine Julliand

Un deuil peut être une étape très difficile à surmonter. Si vous vous sentez seul face à cette période ou si vous désirez en parler à quelqu’un n’hésitez pas à en parler à votre médecin, à une association ou à des psychologues spécialisés

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