La campagne gouvernementale a un mérite — et un seul
Le gouvernement vient de lancer une campagne nationale contre l'absentéisme. Et honnêtement, ça fait débat. Certains y voient une stigmatisation des salariés malades. D'autres une réponse trop simpliste à un problème complexe.
Mais cette campagne a un immense mérite : elle remet les conditions de travail en haut de l'agenda. Et ça, c'est une bonne nouvelle. Parce que l'absentéisme n'est pas un problème de volonté ou de fraude. C'est d'abord le symptôme de conditions de travail qui génèrent de la souffrance.
Le rapport du gouvernement lui-même le dit : il faut renforcer la prévention primaire en donnant la priorité à la santé mentale et aux risques psychosociaux. Sur ce point, 100% d'accord.
Les RPS représentent plus de la moitié des arrêts maladie longue durée en France. Agir sur les conditions de travail, c'est agir directement sur l'absentéisme — pas l'inverse.
Prévention primaire, secondaire, tertiaire : de quoi parle-t-on ?
La prévention en santé mentale au travail s'organise en 3 niveaux. Comprendre cette distinction est essentiel pour construire un dispositif cohérent.
- Prévention primaire : agir en amont pour éviter l'apparition des risques. C'est modifier les conditions de travail, former les managers, structurer l'organisation. C'est le niveau le plus impactant — et le plus souvent négligé.
- Prévention secondaire : soutenir les collaborateurs qui montrent des signaux de fragilité, avant que la situation ne se dégrade. Ateliers thématiques, ligne d'écoute, accès à un soutien psy.
- Prévention tertiaire : prendre en charge les situations de crise. Cellule de crise, accompagnement individuel, retour progressif après un arrêt.
La plupart des entreprises investissent uniquement dans le tertiaire — quand c'est trop tard. La vraie performance sociale, elle se construit au niveau primaire.
3 actions de prévention primaire qui donnent vraiment des résultats
L'analyse des risques et le plan d'actions — en 3 jours, pas 6 mois
Chez PepPsy, on rassemble dirigeants, RH, managers et élus du CSE, et on construit le plan d'actions en 3 jours chrono grâce à notre Fresque de la Performance Sociale©. Pas d'enquête interminable. Pas de rapport de 80 pages. Un diagnostic co-construit avec toutes les parties prenantes, qui se transforme directement en plan d'actions déployable dès le lendemain. Le résultat : un DUERP propre, des actions à impact réel, et un quotidien qui s'améliore sous 72h.
Former les managers — mais pas avec de la théorie sur les RPS
Les managers sont en première ligne. Ils voient les signaux avant tout le monde. Mais personne ne leur a appris quoi faire avec. Notre approche : pas de PowerPoint de 50 slides sur les définitions RPS. On leur donne des outils concrets — la Fresque et notre Jeu des Signaux d'Alerte — pour qu'ils repartent avec 3 actions à mettre en place dès le lendemain matin. Les bénéfices sont quasi-immédiats et s'ancrent dans la durée.
Déployer un dispositif de soutien psychologique
En parallèle de la prévention primaire, il faut équiper les collaborateurs pour qu'ils deviennent acteurs de leur propre santé mentale. Ateliers thématiques (gagner en sérénité, mieux dormir, gérer le stress), ligne d'écoute psychologique, application personnalisée, consultations psy individuelles. L'objectif : créer des déclics et prendre en charge les difficultés le plus tôt possible. NPS de nos ateliers : 90.
Si on fait ça, mécaniquement les choses s'améliorent
Ce n'est pas un slogan — c'est ce qu'on observe chez nos clients. Quand les managers savent détecter les signaux faibles et agir en amont, quand les collaborateurs ont accès à des ressources concrètes, quand les conditions de travail sont objectivement améliorées… l'absentéisme diminue.
Parce que la plupart des arrêts maladie longue durée ne sont pas des choix. Ce sont des situations de détresse qui ont été ignorées trop longtemps. Agir en amont, c'est éviter que la détresse devienne un arrêt.
La prévention primaire n'est pas un coût — c'est un investissement. Le ROI mesuré chez nos clients est de 5 pour 1. Réduire l'absentéisme d'un seul arrêt longue durée finance largement une démarche de prévention complète.
Vous voulez construire votre plan de prévention primaire ?
En 3 jours avec la méthode PepPsy, vous avez un plan d'actions concret, un DUERP à jour et des équipes qui bougent. Parlons-en.
Demander un échange gratuit →En résumé
L'absentéisme ne se règle pas par des contrôles. Il se prévient par de meilleures conditions de travail. La prévention primaire — analyse des risques, formation des managers, dispositif de soutien — est la seule approche qui génère des résultats durables.
Et la bonne nouvelle : avec la bonne méthode, on peut démarrer en 3 jours. Pas en 6 mois.
Timothée Lachenal est Directeur Général de PepPsy. Diplômé de Centrale Paris, il co-pilote avec Juliette la stratégie et le développement de PepPsy depuis 2019.